| Arroz |
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DANZA «Arroz»: Danza con Yvette Regueiro, Fabiana Medina y Luanda Mori ... — 13 de diciembre 2008, 20h – 14 de diciembre 2008, 17h — Alhambra, rue de la Rôtisserie, Genève || Tres latinoamericanas (Cuba, Brasil, Colombia) Información: 0800 418 418 || Ver más en el afiche de la parte inferior ... Le spectacle Historique Trois femmes. Trois façons de danser. Trois pays latino-américains. Elles se sont connues à Genève, leur ville d’adoption. Ensemble, elles parlent de leur profession, la danse, des souvenirs de leur enfance, de leurs points communs et de leurs différences. Elles en viennent un jour à évoquer le riz, ingrédient irremplaçable des recettes qu’inventaient leurs mères, quand il fallait improviser un repas avec trois fois rien. Le riz scelle leur amitié et à partir de leur rencontre, de leur vécu commun, elles réalisent arroz. Le riz est à la fois l’aliment dont s’est nourri le spectacle et l’accompagnement du menu varié de musiques, de rythmes et de danses qui nous sera servi sur le plateau. C’est que l’indénombrable multitude des grains d’un plat de riz incite au partage, invite à l’échange. Source de vie intarissable, symbole d’abondance et de fertilité quand on en lance à pleines poignées sur les mariés, le riz nous est présenté dans une célébration folklorique, à travers des mouvements féminins, des gestes quotidiens, par trois femmes qui n’en font qu’une, la Femme. Le spectacle est encadré par cet hommage au cycle de la vie, où la fin rejoint le début. Pérégrinations Le riz a voyagé à travers l’espace et le temps. Parti il y a des millénaires des rivages de l’Asie, il est arrivé à s’implanter dans toutes les cultures, vivrières, culinaires, rituelles, pour devenir un plat universel. Tout commence par un voyage. Trois femmes sont saisies dans le périple de leur émigration. Elles semblent être à la fois le véhicule et les passagères de ce trajet. Elles portent une valise unique. Que contient-elle? Peut-être le peu qu’elles ont pu prendre avec elles. Une bien pesante légèreté s’envole avec les plumes qui sortent de la valise. Plumes qui seraient aussi signes du poids que peut peser un bagage de ballet classique. Vêtues de noir, les trois femmes portent par moments la valise sur leurs épaules, comme un cercueil. Font-elles le deuil de tout ce qu’elles ont dû laisser derrière elles? Différentes symboliques rivalisent entre elles. La valise va devenir un passage, une frontière à traverser. Mais dans quel sens? Trois femmes revivent leur exil et ce voyage est aussi un retour sur elles-mêmes. Origines Arroz est un retour intégral vers l’origine. Les trois femmes vont naviguer entre l’individuation et la fusion. Elles retrouvent les positions, les sensations de l’enfance, régressent jusqu’à la matrice et dérivent à travers un temps rêvé, onirique, jusqu’aux époques lointaines des rituels magiques fusionnant le féminin et le masculin, pour arriver aux temps archaïques où l’humain et l’animal se mêlent dans la divinité. Est-ce Léda qui apparaît, figurée par des plumes de cygne ? Est-ce Europe qu’on entrevoit au détour d’une corrida ? On retrouve peut-être Diane derrière un cerf qui évoque Actéon et un célèbre petit pas de deux. Les références mythologiques semblent doublées d’allusions au répertoire, Carmen, Le Lac des Cygnes, autre aspect revisité d’un passé de ballerine. Le couronnement de la femme-cerf prendrait la forme d’une cérémonie initiatique. Les bois qu’elle reçoit sont autant les racines qui la rattachent à sa forêt originelle que des ramures tournées vers le futur. Arroz pourrait être décrit comme un rite de passage entre passé et avenir. Mais ce serait réduire la richesse symbolique d’un spectacle qui se développe en rhizomes de sens souterrains, à l’image des racines qui relient les trois femmes à leurs origines, qui les lient entres elles, ainsi qu’à toutes les femmes. |
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