| CINE: «Madrigal» (Cuba) |
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CINE «trigon-film» festeja ¡20 años de trabajo! y lanza «Madrigal» ... — Trigon-Film celebra 20 años ininterrumpidos de trabajo. Fue fundada como asociación en 1986. La fundación nació en 1988. Desde entonces, t-f ha proyectado unos 250 filmes en las salas de Suiza. Se trata de filmes del Sud y del Este, 100 DVDs en edición propia, y ha publicado libros y unas 40 revistas. La celebración tendrá lugar a lo largo del 2008 y a lo ancho de todo Suiza. Publicará un libro sobre el mundo del cine. — El 09.11.07 sale en cartelera «Madrigal» de Fernando Pérez (Cuba) en «Romandie» [Ver siguiente párrafo]. El cineasta cubano, dirigió «Madagascar» (1990), «Hello Hemingway» (1990) , «La vida es silbar» (1998), «Suite Habana» (2003) y ahora, «Madrigal» (2007). La crítica calificó como la más arriesgada de sus empresas. Protagoniza el actor y modelo Carlos Enrique Almirante y la actriz Liety Chaviano. En presencia del realizador: — 09.11.07 - 20h15: FRIBURGO (Cap Ciné) [5 invitaciones a ganar para la première enviando email a premiere@trigon-film.org]. — 10.11.07 - 17h15: GINEBRA (Alhambra). — 11.11.07 - 11h: BIENNE (Lido). — 11.11.07 - 17h30: LAUSANA (City Club Pully). — Próximas fechas seguirán en diferentes ciudades de la Suiza de habla francesa. En sorteo 6 entradas para Ginebra y Lausana. — En breve en PuntoLatino una página completa de informaciones con sinópticos en españo, alemán y francés. Redactores de PL asistieron a las funciones de Zúrich, Berna y Basilea. Nuestro redactor Román Kunzmann nos entrega una reseña del filme en el párrafo siguiente ... |
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CINE «Madrigal» de Fernando Pérez — Para PuntoLatino © Roman Kunzmann — Son pocas las veces que uno sale del cine con la sensación de ser una persona distinta. Precisamente esa sensación fue la que tuve luego de ver la última película de Fernando Pérez, «Madrigal». Lejos de los ya conocidos temas «cubanos», léase políticos o sociales, la película ahonda en el plano de lo fantástico. Los personajes son fascinantes, muy complejos y debido a su gran capacidad imaginativa, nos envuelven en un aura de misterio. La realidad y la ficción se enfrentan en todo momento, haciéndonos reflexionar hasta qué punto estamos frente a la «realidad» o a la ficción. Las dos historias que contiene la película, atrapan al espectador de inicio a fin. La segunda parte como obra imaginativa –literaria– de Javier, esa visión futurista que nos remite a Blade Runner (recordemos la lluvia, las palomas y el humo), y por otro lado la primera historia, que si bien parece más «real», está cargada de símbolos y personajes que lindan con lo fantástico, elementos que nos invitan a pensar que también podría ser una obra ficticia de Javier. Ese desequilibrio entre realidad y ficción hace de esta película una película muy intrigante, pero a la vez muy abierta. Lejos de ser una película plana, «Madrigal» es un poliedro interpretativo que por momentos nos hace recordar a un cuento de Borges. Por otro lado, la música logra su objetivo a plenitud, nos potencia esa atmósfera de incertidumbre con esos desgarradores acordes de piano. En resumidas cuentas: gran película. Las actuaciones de los protagonistas son soberbias y ni qué decir del montaje y la edición. Espero que disfruten de ella tanto como lo hice yo, y a los admiradores de Lynch, que ni se les ocurra no asistir! |
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CINE «Madrigal»: synopsis [français] — Martial Knaebel © Trigon-film — «Tout n’est pas ce qui paraît être…» Voici la phrase qui résonne dans le film Madrigal de Fernando Perez, le réalisateur cubain de Habana Suite. Le jeu entre le réel et l’artificiel est fascinant dans Madrigal. Le récit raconte une histoire d’amour fou entre Javier, un jeune acteur de théâtre, et Luisita, une fille complexée et secrète. Le début de leur aventure est marqué par les méfiances de Luisita envers Javier et par les mensonges de ce dernier: il ne croit plus à l’amour et veut seulement profiter de la relation pour se procurer un appartement. Mais la découverte de la beauté intérieure de Luisita l’amène vers un amour profond et idéalisé. L’épilogue présente une histoire d’amour futuriste qui se déroule en 2020 et qui sort de la plume de Javier, alimentée par sa propre expérience amoureuse. Le Conte de Javier nous plonge dans un monde érotisé où le sexe, dépourvu de sentiment, est la valeur principale. «Il ne faut pas se fier aux apparences» aurait pu être le titre de ce nouveau film de Fernando Pérez, tant ce dicton populaire court tout au long du film, revenant dans les dialogues, dans les situations, menant les personnages là où ils ne voudraient pas, ou ne devraient pas, aller. Il ne faut pas se fier aux apparences car derrière le titre précieux et à première vue vieillot, Madrigal, il se cache une œuvre avant tout passionnée et profondément contemporaine. Madrigal, ce pourrait être aussi «On ne badine pas avec l'amour», où les sentiments amoureux sont entravés par des considérations - des besoins? - pratiques ou financières. Où le terre à terre et les nécessités de survie empêchent cette quête du bonheur auquel chacun aspire. Comme pour tous les autres films de Fernando Pérez, celui-ci n’entre dans aucune des catégories classiques. Il est proche, pourtant, d'un genre littéraire aujourd'hui quasiment disparu, tant il fut galvaudé, le conte philosophique. Mais ici, le genre n’est pas daté, car il a su allier l’humour noir (autorisant les allusions politiques à peine voilées) au romantisme le plus profond, permettant d’ailleurs une lecture universelle de cette histoire. Tout ce contenu ne serait rien sans les images, bien sûr, puisque nous sommes au cinéma. Celles-ci savent transcender les scènes et les sentiments, déjouer les pièges et les lieux communs (qui ne peuvent manquer comme dans toute histoire d'amour) pour nous surprendre encore, même souvent nous déstabiliser. Car Fernando Pérez a, comme à son habitude, chassé les évidences, cherché les contre-pieds pour pousser le spectateur à l'ouverture. Dans ce monde qui se ferme de plus en plus, c'est, là encore, le visionnaire qui s'exprime. |
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