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Intercambios Internacionales
UNIVERSIDADES
Michaël Tuil de PuntoLatino gana une beca para estudiar un semestre en Argentina ...
Michaël, en PuntoLatino estamos muy contentos porque ganaste una beca para estudiar un semestre en Argentina. ¿Cuéntanos que beca es y cómo la ganaste?
— Sí, a mi también me alegra mucho, así podré concentrarme sobre los estudios y participar un máximo en la vida cultural estupenda de Buenos Aires, sin tener que trabajar mucho para ganar mi subsistencia. La Fundación suiza de Estudios es un institución privada, que apoya a estudiantes guiándolos durante su tiempo académico. Tanto las buenas notas como los compromisos extra-curriculares: hay varias maneras de llenar las condiciones para entrar a la Fundación. Hize un pequeño trabajo de búsqueda sobre las oportunidades y peligros que representa Google en nuestra actual sociedad de información y en el porvenir, lo que ayudó a mi entrada en la Fundación. La idea vino porque Google es un tema que hablamos mucho dentro de PuntoLatino con Luis Vélez y Julián Ucrós, y sobre el cual vamos a escribir más adelante. El apoyo de la Fundación toma varias formas, como seminarios especiales o relaciones con un profesor que supervisa tus estudios y te ayuda a tomar decisiones. El apoyo financiero, becas para proyectos o semestres en el extranjero, es una forma de apoyo, y la Fundación estimó que mi semestre en la Universidad Torcuato di Tella de Buenos Aires merecía de ser apoyado.
— ¿Qué metas tienes en Argentina, académicas y extra académicas?
Tengo un objetivo clave para este semestre: entrar en la cultura y entender lo mejor que pueda la sociedad argentina moderna, y la de América Latina. Esto es primordial si quiero trabajar más tarde sobre las relaciones comerciales y diplomáticas entre Suiza y América Latina. El perfeccionamiento de mi castellano así como una participación activa en la vida académica y compromisos sociales con alguna ONG, son también parte de mis objetivos (y como siempre, el camino presenta tanto interés como el objetivo mismo). Claramente, quiero seguir estando activo en PuntoLatino desde Buenos Aires, en la sección «Economía», así escribiendo noticias sobre la vida cultural de esta ciudad. En lo académico, terminaré en Buenos Aires mis trabajos de diploma de Bachelor (Economía y Relaciones Internacionales), así que podría empezar el Master de Economía en la Universidad de San Gallen en septiembre próximo.
— ¿Qué consejos das a los estudiantes suizos que quieren especializarse en América Latina?
Es el momento oportuno de hacerlo. En los 20 años a venir, las economías de América Latina ofrecerán sin duda grandes oportunidades y se tendrá que estar preparados para las mismas. Que sea en un intercambio universitario, o con prácticas en empresas o comprometiéndose en una ONG de ayuda al desarrollo, las posibilidades son varias para un primer contacto efectivo con América Latina después del cual, las oportunidades se darán unas detrás de las otras. Los Gobiernos como las instituciones privadas están además invirtiendo para intensificar más estas oportunidades. Hay muchas becas y programas de ayuda, y a veces no se encuentran suficientemente candidatos o candidatos suficientes. Por ejemplo el gobierno de México tiene programas muy interesantes de apoyo a estudiantes extranjeros. O también a nivel nacional, la organizacion suiza Studienaktie ofrece financiamiento para estudiantes de universidades suizas. Es importante informarse y buscar en un espectro largo las posibilidades reales que existen. En PuntoLatino trataremos en los próximos meses de dar más pautas en estos tipos de búsqueda. Ahora empieza para mi un nuevo período de sorpresa y de aprendizaje, no lo puedo más esperar. Salgo mañana a Buenos Aires ... ¡Viva América Latina!
— Para PuntoLatino ©Luis Vélez, redactor
Michaël Tuil
 


Visite de la centrale de production de Hong Kong Electric sur Lamma Island.
(M. Tuil de PL est le deuxième depuis la gauche)

INTERCAMBIOS UNIVERSITARIOS
Impressions de Hong Kong, ville du port parfumé ...
Michaël Tuil © pour PuntoLatino
En juillet 2008 commençait pour moi un programme d’échange culturel avec l’Université Chinoise de Hong Kong, qui allait durer un mois entier et être suivi d’un long voyage à travers l’Asie jusqu’à la mi-octobre. Dans cet article sont regroupées quelques impressions que m’a laissées l’incroyable mégapole asiatique.

Bienvenu au port parfumé, perle de l’Asie
Hong Kong, ou en français le «Port Parfumé», ville magique, dont les tours donnent même d’en bas le vertige, représente une sorte d’aboutissement de poésie urbaine, et se caractérise par l’étrange mélange d’une certaine sérénité, vue de loin, qui se change en frénésie à mesure que le zoom se rapproche et que l’on distingue les milliers d’êtres humains tourbillonnant dans les rues et les immeubles, de jour comme de nuit. Le stéréotype pour une fois ne ment pas: Hong Kong est une ville qui ne s’arrête jamais, et qui laisse en cela, au visiteur ébahi, encore moins le temps de souffler.

La première idée qui vient à la tête du voyageur en arrivant à Hong Kong, étouffante de chaleur en ce mois humide de juillet, est que l’homme a tenté ici de rassembler l’eau et la terre en construisant d’immenses tours, les pieds dans l’eau, la tête dans les nuages. C’est d’ailleurs un des principes clefs du confucianisme, comme aiment à le rappeler les habitants de Hong Kong, que cette harmonie du ciel et des humains sur la terre (en chinois, ?????, «tian ren he yi ting» ou «unité entre le ciel et l’homme»).

Une société paradoxale?
Cette croyance en certains principes philosophiques confucianistes constitue cependant, pour moi, un des paradoxes de la société hongkongaise. D’une part tous les habitants connaissent et respectent en effet ces valeurs qui traitent en particulier de l’insertion de l’homme parmi ses semblables, en harmonie avec son environnement naturel; d’autre part la société de Hong Kong paraît en bien des aspects celle d’un capitalisme extrême, où les gens sont jugés sur ce qu’ils possèdent, ou tout du moins ce qu’ils peuvent exhiber. La réussite financière et sociale est pour beaucoup de jeunes l’unique considération quand aux choix qu’ils font pour l’avenir, ou quand aux choix de leurs fréquentations. En tant qu’Européens, nous sommes d’ailleurs en général bien considérés de ce point de vue là, car la plupart des Européens vivant à Hong Kong sont des cadres envoyés là en mission pour leur compagnie et qui disposent ainsi de substantiels revenus.

Le culte de la consommation est quant à lui aussi poussé à ses limites, et les lieux les plus fréquentés dans les moments de loisir sont les gigantesques centres commerciaux, où l’on trouve les derniers gadgets technologiques et les vêtements de toutes marques à des prix qui défient toute concurrence: il n’y a en effet pas de taxe de l’État sur les produits de consommation à Hong Kong, et la ville est ainsi comme un immense duty-free, sans même avoir besoin de monter dans un avion par la suite pour en profiter.

Un des effets de cette consommation tout azimut nous fut expliqué lors d’une visite à la plus grande centrale électrique à charbon de l’île. C’est un véritable océan de charbon qui est brûlé là tous les jours, pour satisfaire les besoins gargantuesques de la ville en énergie et permettre une activité intense même aux mois les plus chauds, de jour comme de nuit: 15% de la production sont en effet utilisés pour les machines d’air conditionné, et plus de 7% sont utilisés pour les éclairages, qui illuminent la ville de mille feux chaque nuit. Devant cette demande toujours croissante en énergie, de nouvelles solutions d’énergies renouvelables sont cherchées, pour exploiter par exemple la force des courants ou celle du vent comme le fait l’entreprise Hong Kong Electric.

Les exclus du miracle asiatique
De l’autre côté de la balance, on trouve aussi à Hong Kong une extrême pauvreté. L’absence presque totale de système social de l’État fait qu’une personne peut tout perdre en un instant (travail, fortune, classe sociale) ou, dans certains cas plus heureux, tout (re)gagner de même en à peine plus de temps. Étant donné l’extrême densité de population à Hong Kong (comme d’ailleurs dans la plupart des autres villes asiatiques), l’espace est un des biens les plus chers, et donc que les plus démunis peuvent le moins s’offrir; même la nourriture, bon marché, constitue moins un problème. C’est ainsi particulièrement impressionnant et choquant de voir la minuscule taille et la promiscuité de certaines habitations de Sum Shui Po, quartier le plus pauvre de Hong Kong. Certains habitants n’ont qu’un lit –payé CHF 150.– par mois, fermé par un grillage et appelé cyniquement «cage-bed» alors que leurs habitants sont les «cage people» –, où ils entassent toutes leurs affaires, passent le plus clair de leur temps et même cuisinent ou font leur toilette. Ces lits sont entassés dans une pièce, et superposés sur deux ou trois niveaux, de sorte que tout le volume de la pièce est occupé et que l’air y paraît presque solide. Il n’est ainsi pas rare que près de 200 personnes vivent dans une pièce d’environ 150m², et ces lits-cages constituent alors leur unique sphère privé : 1m³, c’est peu pour y vivre. Pas beaucoup plus d’espace privé ne permettent certains studios, où des familles de quatre ou cinq personnes vivent dans un espace de moins de neuf mètres carrés. Cependant, depuis les années 50 déjà, l’État construit sans relâche des immeubles, les «Public-Housing», où les familles les plus démunies se voient allouer un appartement subventionné (un peu comme les HLM en France). De plus, la constitution d’un système social étatique efficace est actuellement en grande discussion, car maintenant que la croissance économique de la ville est bien lancée, de nouvelles priorités d’ordre social trouvent leur place sur l’agenda politique. Cela correspond aussi au changement d’orientation en termes de politique sociale qui est en ce moment au premier plan des élections présidentielles aux États-Unis, car ces derniers constituent un des modèles pour le développement de la ville.

Un pays, deux systèmes
Un sujet de discussion qui revient également très souvent avec les habitants d’Hong Kong est la relation politique particulièrement polémique avec le gouvernement central à Pékin: l’expression «Un pays, deux systèmes» est d’ailleurs couramment employée pour décrire la relation entre la Chine et la plus capitaliste de ses filles. Et de fait, les accords de rétrocession conclus avec la Grande Bretagne en 1997 prévoient que Hong Kong conserve son système politique, économique et légal indépendant de Pékin pendant au moins cinquante ans. Néanmoins, l’influence du gouvernement chinois se fait déjà sentir de plus en plus fortement et les dirigeants des partis d’opposition se disent d’ores et déjà (alors que seulement 10 ans se sont écoulés depuis la rétrocession) très préoccupés par la réduction des libertés fondamentales qui se met progressivement en place à Hong Kong. C’est pourquoi les partis d’opposition se démènent depuis plusieurs années déjà pour arriver au suffrage universel pour le Conseil Législatif (pour l’instant seulement 24 des 50 membres de cette chambre sont élus par le peuple, les autres sont désignés par un comité spécial où l’influence du gouvernement chinois est grande) ainsi qu’à l’élection par le peuple du Chef de l’Exécutif du gouvernement de Hong Kong, et non plus par un petit comité nommé par le gouvernement de Pékin. De cette manière l’influence du gouvernement central sur la politique de Hong Kong pourrait être durablement limitée. Au premier plan des préoccupations se trouve aussi la liberté de presse. Selon les leaders de l’opposition, déjà la plupart des journaux pratiquent en effet une sorte d’autocensure pour ne pas risquer de froisser le gouvernement central, car cela peut mener à de graves réactions : par exemple en raison de leur engagement pour la liberté politique et d’expression à Hong Kong (et donc souvent contre le gouvernement chinois), les représentants les plus en vue du premier parti de l’opposition « The Frontiers » sont depuis 10 ans déjà interdits de séjour en Chine.

Un accueil tout sourire
Cependant s’il est quelque chose qui fait oublier ces quelques côtés peu plaisants des politiques du gouvernement chinois, qui sont d’ailleurs en général approuvés et suivis par le parti dominant de Hong Kong, c’est bien l’extrême gentillesse et la serviabilité des gens, tant à Hong Kong qu’en Chine continentale. Nous avons ainsi été reçus par des familles de co-étudiants hongkongais, qui justifièrent en une soirée toutes les louanges que l’on peut entendre sur l’hospitalité asiatique. A la fin de cette échange avec Hong Kong, nous nous retrouvons avec de vrais amis, à l’autre bout de la planète mais avec lesquels nous pouvons sans problème garder le contact grâce aux emails et à Facebook, jusqu’à la prochaine rencontre, en Suisse, en Chine ou ailleurs.

Partir… et revenir
Contrairement à ce qu’en montrent les photos panoramiques, et bien qu’émerveillante en maints aspects, Hong Kong n’est donc pas qu’une ville de brillance et d’éclat; elle a aussi des côtés sombres, affreux, révoltants et inacceptables même. Mais c’est une ville qui ne cache rien, qui est prête à montrer tout ce qu’elle a, tout ce qu’elle est, au visiteur intéressé; et à en discuter. Ses habitants sont ouverts à tous les débats, et font preuve d’un grand sens critique à l’encontre de leur ville, de leur pays, mais également du système qui règne dans les pays occidentaux, car ils connaissent bien les problèmes et nombreux paradoxes que présentent les sociétés de l’Ouest et ne se gênent pas pour nous les rappeler au cours d’une discussion. L’image que m’a donnée ce mois d’échange de la perle de l’Orient qu’est Hong Kong est une image d’une ville intéressante à découvrir, passionnante à connaître et chaleureuse d’accueil: une ville en somme qui m’attire à revenir… au plus vite.

Michaël Tuil est étudiant à la Université de St. Gall et membre de la rédaction de PuntoLatino.



L'incroyable mégapole aux tours scintillantes, vue comme sur une carte postale
Rencontre avec Madame Emily Lau, député du parti d’opposition «The Frontiers», dans la salle du Conseil Législatif.
Les nuits de fêtes sans-fin avec les amis hongkongais, à Lan Kwai Fong, un des quartiers les plus animés de la ville




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